Repère pédagogique : partez du parcours de la personne — besoin, évaluation, décision, réalisation — pour rattacher chaque dispositif à une fonction. La MDPH et la CDAPH illustrent la distinction entre accueil, évaluation et décision160. Le SPDA cherche à rendre plus cohérentes les interventions autour des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs aidants159. Le cas fictif de Nora permettra de tester cette grille, sans supposer qu’un guichet décide de toutes les aides.
L’enfance : accueillir, prévenir et protéger
Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant : toutes recensent les besoins des moins de trois ans et de leurs familles ainsi que l’offre disponible, et informent et accompagnent les familles et futurs parents156. Celles de plus de 3 500 habitants doivent aussi planifier le développement des modes d’accueil et soutenir leur qualité156. Au-delà de 10 000 habitants, un schéma pluriannuel est obligatoire ; le relais petite enfance l’est depuis le 1er janvier 2026156. Des transferts à un groupement sont possibles, avec les règles de population prévues par la loi156. La protection maternelle et infantile (PMI) assure une prévention départementale, notamment auprès des femmes enceintes et des enfants de moins de six ans158. L’aide sociale à l’enfance (ASE), service départemental, apporte soutien matériel, éducatif ou psychologique, prévention et protection selon les difficultés et les risques pour l’enfant157. Application pédagogique : manquer de place en crèche ne suffit pas, à lui seul, à caractériser les conditions d’une intervention de protection de l’enfance156157.
L’autonomie : permettre de choisir et de vivre au quotidien
Repère pédagogique : distinguez la possibilité de choisir sa vie et le besoin d’aide pour certains actes. Le SPDA vise l’accueil, l’accès aux droits et aux prestations, la continuité des parcours et la prévention pour les personnes âgées, les personnes handicapées et leurs aidants159. La maison départementale des personnes handicapées (MDPH) accueille et instruit les demandes avec une évaluation pluridisciplinaire ; la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) prend les décisions ou rend les avis dans son champ de compétence160. La généralisation du service public départemental de l’autonomie (SPDA) a commencé en 2025 après la préfiguration de 2024 : sa mise en œuvre reste progressive159. Le département le pilote en lien étroit avec l’agence régionale de santé et les partenaires ; cette coopération n’efface pas leurs compétences respectives159. Ne traduisez donc pas « généralisation » par « organisation partout identique et déjà achevée ».
La santé : les soins et leurs conditions d’accès
L’agence régionale de santé (ARS) met en œuvre la politique régionale de santé, finance des actions de prévention et régule l’offre de soins et médico-sociale dans ses attributions161. La loi distingue cette fonction d’organisation des établissements et professionnels qui réalisent les interventions ; elle prévoit aussi une articulation avec les collectivités et les acteurs sociaux161. Exemple fictif : pour une personne en souffrance psychique menacée de perdre son logement, une consultation et un accompagnement social peuvent répondre à des difficultés différentes. Ne déduisez pas du besoin de coopération que l’ARS attribue toutes les aides ou que la commune remplace un soignant. La coordination des parcours complexes fait partie des missions suivies par l’ARS161. Pour analyser un sujet, identifiez séparément le soin, l’aide quotidienne et l’organisation de leurs relais.