Trois idées à maîtriser
Raisonner à partir de l’accès effectif
Dans une composition, l’égalité ne s’apprécie pas seulement par l’existence formelle d’un équipement. Les distances, les horaires, les usages possibles et l’accompagnement des publics permettent d’interroger l’accès réel au service.
Choisir l’échelle adaptée au besoin
Selon la compétence et le service concernés, la commune peut organiser la proximité, l’intercommunalité mettre en commun des services en dehors des compétences transférées219, le département apporter, par convention, une assistance technique aux communes et EPCI qui manquent de moyens en matière d’eau, d’assainissement, de milieux aquatiques, de prévention des inondations, de voirie, de mobilité, d’aménagement et d’habitat220, et l’État, par ses administrations centrales, assurer au niveau national la conception, l’orientation, le financement et le contrôle des politiques nationales ainsi que l’appui de ses services déconcentrés49. L’échelle pertinente dépend du besoin traité et ne produit pas, à elle seule, l’égalité.
Coordonner sans transférer implicitement les compétences
Une coopération peut rapprocher éducation, culture, santé ou action sociale : un territoire éducatif rural s’appuie le plus souvent, lorsque c’est possible, sur le périmètre d’un EPCI242, et écoles, collectivités, associations, professionnels de santé et acteurs sociaux peuvent y unir leurs efforts207. Elle ne modifie pas automatiquement la répartition juridique des compétences : une compétence déléguée reste exercée au nom et pour le compte de la collectivité délégante218. Il faut toujours identifier qui décide, finance et met en œuvre.